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13) A-t-on le droit de ne pas respecter une loi ?

Réponse courte

Non. En France, la loi s’impose à tous : on doit la respecter. Si on pense qu’une loi est injuste, on peut agir par des moyens légaux (recours en justice, vote, débat public, associations, etc.), mais pas décider de l’ignorer.

Réponse détaillée (mini‑chapitre didactique)

1) Introduction

Cette question vise l’idée d’État de droit : la société fonctionne parce que des règles communes s’appliquent à tous, y compris aux autorités publiques. À l’entretien, la réponse attendue est claire : non, on n’a pas le droit de ne pas respecter la loi. Ensuite, on peut ajouter la nuance importante : contester une loi, oui — mais dans le cadre légal.

2) Définitions et périmètre

  • Loi : règle générale votée par le Parlement (ou adoptée selon les procédures prévues) et promulguée.
  • État de droit : principe selon lequel tout le monde (citoyens et pouvoirs publics) est soumis au droit ; les décisions peuvent être contrôlées par un juge.
  • Infraction : violation de la loi (contravention, délit, crime) selon la gravité.

3) Contexte historique et institutionnel

L’un des fondements de la République est l’égalité devant la loi : si chacun pouvait choisir les lois qu’il respecte, il n’y aurait plus de sécurité juridique, plus de confiance et plus d’égalité. Le respect de la loi garantit aussi la protection des libertés : c’est parce qu’il y a des règles et des juges que les droits peuvent être défendus.

4) Fonctionnement : respecter, contester, changer

La logique en démocratie est :

  1. On respecte la loi : elle s’applique à tous.
  2. On peut contester une décision prise sur la base d’une loi :
  3. recours administratif,
  4. recours devant les tribunaux,
  5. aide juridictionnelle, etc.
  6. On peut chercher à faire évoluer la loi :
  7. vote,
  8. participation au débat public,
  9. engagement associatif ou politique,
  10. interpellation d’un élu.

Relances d’entretien possibles (et réponses modèles) - « Et si je ne suis pas d’accord avec une loi ? »« Je dois la respecter, mais je peux la contester ou agir pour la faire changer par des moyens légaux (vote, recours, débat). » - « Qui sanctionne si on ne respecte pas la loi ? »« La justice, selon la situation : police/gendarmerie pour constater, procureur et juges pour décider des suites. »

5) Exemple concret 1

Une personne estime qu’une amende est injustifiée. Elle ne peut pas “décider” de ne pas payer. En revanche, elle peut contester dans les délais (recours, procédure). C’est la différence entre désobéir et utiliser le droit.

6) Exemple concret 2

Une association pense qu’une règle porte atteinte à une liberté. Elle peut saisir un juge, médiatiser le sujet, proposer une réforme, interpeller des parlementaires. Mais tant que la loi est en vigueur, elle s’applique.

7) Limites et confusions fréquentes

  • Confusion 1 : liberté = faire ce qu’on veut. En République, la liberté s’exerce dans le cadre de la loi.
  • Confusion 2 : “si beaucoup de gens ne respectent pas une loi, elle ne compte plus.” Faux.
  • Nuance : il existe des débats sur la désobéissance civile, mais à l’entretien de naturalisation on attend une réponse de citoyenneté républicaine : respect de la loi et usage des voies légales.

8) Synthèse

Non, on n’a pas le droit de ne pas respecter la loi. Si on la conteste, on le fait par des moyens légaux.

Réponse modèle (entretien) : « Non. La loi s’impose à tous. Si je suis en désaccord, je peux contester ou chercher à la faire évoluer par des moyens légaux, mais je dois la respecter tant qu’elle est en vigueur. »

QCM d’entraînement

Question : Si une personne n’est pas d’accord avec une loi, que doit-elle faire ?

A. Ne pas l’appliquer. B. La respecter et utiliser des voies légales pour contester ou la faire évoluer. ✅ C. Choisir les lois qui l’arrangent. D. Demander à la police de l’annuler.

Pièges à éviter

  • Dire “oui, on a le droit si on n’est pas d’accord”.
  • Oublier la nuance : contestation possible, mais dans le cadre légal.

Ressources